Pendant le Rendez-vous que nous appelons journée Pré-Opératoire, vous rencontrerez l’ensemble des médecins (Chirurgiens et Anesthésiste), mais également nos collaborateurs qui aideront à la pratique des divers examens nécessaires à la programmation de l’intervention.

Au terme de ce Rendez-vous, nous vous proposerons une date et un lieu d’intervention. Notre équipe intervenant dans plusieurs établissements, vous en aurez le choix en fonction des prestations proposées, de la localisation géographique, et ce dans un délai relativement court (si besoin).

Quand vous quitterez ce Rendez-vous, vous saurez donc précisément quand et où vous serez opéré.

Une secrétaire de notre cabinet ou de l’établissement où vous serez opéré, vous appellera dans les jours précédant l’intervention afin de vous préciser l’heure d’admission. Il vous faudra alors être à jeun 5h00 avant cette heure d’admission.

L vous recevra donc personnellement lors de cette consultation. C’est généralement lui qui vous prendra également en charge au Bloc Opératoire. Ce type de fonctionnement nous semble important afin d’établir une relation de confiance qui permettra à cette intervention de s’effectuer dans des conditions que nous souhaitons optimales. Dans les rares cas où l’anesthésiste effectuant la consultation ne sera pas celui qui assurera l’anesthésie le jour de l’intervention, le dossier d’anesthésie sera transféré à l’un anesthésistes, habitué également à ce type de chirurgie.

La consultation anesthésique est obligatoire légalement, au moins 48 h avant l’intervention. Lors de cette consultation, un récapitulatif de votre état de santé sera établi par l’anesthésiste (étude de votre dossier Médical, un interrogatoire et un examen clinique), qui examinera les divers examens biologiques et cardiologiques en votre possession, et par la suite et répondra à vos questions sur le déroulement général de votre séjour et celui plus spécifique de l’anesthésie.

L’objectif de la consultation est de limiter les risques de complications per ou post-interventionnelles par le choix de la meilleure technique d’anesthésie. La consultation permet ainsi la planification de l’anesthésie.

Ce type de chirurgie se pratique le plus souvent en ambulatoire, c’est à dire que vous rentrez à la maison le jour même de l’intervention. Cela implique impérativement qu’une personne doit venir vous chercher à la sortie de l’établissement et que vous ne pouvez pas rester seul à la maison la première nuit. Dans certains cas bien précis vous pourrez être hospitalisé une nuit.

Plusieurs types d’anesthésie restent possibles concernant la chirurgie de la cataracte. Concernant les autres types de chirurgie, l’ensemble des techniques ne sera pas forcément possible et le geste chirurgical ainsi que votre état de santé en guidera le choix.

  • L’anesthésie Topique ou de contact est privilégiée car elle est celle avec le meilleur rapport bénéfice/risque. Elle se pratique par l’instillation de gouttes anesthésiantes juste avant l’intervention. Elle permet des pressions moindres au niveau du site opératoire, et permet de conserver une mobilité du globe oculaire. Cela facilite le geste du chirurgien. Vous n’allez ressentir qu’une impression lointaine de toucher au niveau de l’œil. Ce type d’anesthésie est combinée à l’injection intraveineuse d’un produit permettant de vous relaxer.
  • L’anesthésie Loco-Régionale peut également être pratiquée. Elle consiste en l’injection d’un produit anesthésique autour de l’œil.  Il n’existe alors plus de mobilité du globe oculaire. La sensation de toucher persiste néanmoins. Cette technique reste largement utilisée dans la chirurgie de l’œil. Elle induit néanmoins une légère surpression intra-oculaire, et peut compliquer un peu le geste chirurgical. Elle est également non indiquée dans quelques cas de figure. Lors de l’injection du produit anesthésique, on injecte également au niveau du cathéter intraveineux un produit permettant une légère sédation. Elle est indiquée lors de contre indication à l’anesthésie topique.
  • L’anesthésie générale peut également être pratiquée, mais n’est pas la technique de référence pour ce type d’intervention. Votre état de santé, votre âge, la possibilité d’un autre type d’anesthésie pouvant être utilisé, limite le recours à l’anesthésie générale.

La technique d’anesthésie la plus adaptée sera choisie en concertation avec le chirurgien.

Document d’information de la SFAR

Ce document, élaboré par la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR), est destiné à vous informer sur l’anesthésie. Nous vous demandons de le lire attentivement, afin de pouvoir donner votre accord à la procédure anesthésique qui vous sera proposée par le médecin Anesthésiste-Réanimateur.

Vous pourrez également poser à ce médecin des questions sur cette procédure. Pour les questions relatives à l’acte qui motive l’anesthésie, il appartient au spécialiste qui réalisera cet acte d’y répondre.

QU’EST-CE QUE L’ANESTHÉSIE ?

L’anesthésie est un ensemble de techniques qui permet la réalisation d’un acte chirurgical, obstétrical ou médical (endoscopie, radiologie…), en supprimant ou en atténuant la douleur pendant et après l’intervention dans des conditions optimales de sécurité. Il existe deux grands types d’anesthésie : l’anesthésie générale et l’anesthésie locorégionale.

  • L’anesthésie générale est un état comparable au sommeil, produit par l’injection de médicaments, et/ou par la respiration de vapeurs anesthésiques.
  • L’anesthésie locorégionale permet de n’endormir que la partie de votre corps sur laquelle se déroulera l’opération. Son principe est de bloquer les nerfs de cette région, en injectant à leur proximité un produit anesthésique local. Dans certains cas, il est possible de prolonger l’insensibilisation plusieurs jours après l’opération en injectant ce produit dans un cathéter placé à proximité des nerfs.

La rachianesthésie et l’anesthésie péridurale sont deux formes particulières d’anesthésie locorégionale, où le produit anesthésique est injecté à proximité des nerfs qui sortent de la moelle épinière. Une anesthésie générale peut être associée soit de principe, soit devenir nécessaire en cas d’insuffisance ou d’échec de l’anesthésie locorégionale.

Toute anesthésie, générale ou locorégionale, réalisée pour un acte non urgent, nécessite une consultation plusieurs jours à l’avance et une visite pré-anesthésique.

La consultation d’anesthésie est effectuée par un Médecin Anesthésiste-Réanimateur. Au cours de cette consultation et de la visite Pré-Anesthésique, vous serez informé(e) des différentes techniques d’anesthésie possibles et adaptées à votre cas. Vous pourrez poser toutes les questions que vous jugerez utiles à votre information. À cette occasion, vous serez amené(e) à exprimer vos préférences.

Le choix du type d’anesthésie sera prévu en fonction de l’acte opératoire, de votre état de santé et du résultat des examens complémentaires éventuellement prescrits. Le médecin qui pratiquera l’anesthésie ne sera pas forcément celui que vous aurez vu en consultation. Il disposera de votre dossier médical et en cas de nécessité, pourra choisir de modifier la technique prévue.

COMMENT SEREZ-VOUS SURVEILLÉ (E) PENDANT L’ANESTHÉSIE ET À VOTRE RÉVEIL ?

L’anesthésie, quel que soit son type, se déroule dans une salle équipée d’un matériel adéquat, adapté à votre cas et vérifié avant chaque utilisation.

En fin d’intervention, vous serez surveillé (e) de manière continue dans une salle de surveillance post-interventionnelle.

Durant l’anesthésie et votre passage en salle de surveillance post-interventionnelle, vous serez pris(e) en charge par une équipe de professionnels,

placée sous la responsabilité médicale d’un médecin Anesthésiste-Réanimateur.

QUELS SONT LES RISQUES DE L’ANESTHÉSIE ?

Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte un risque. Les conditions actuelles de surveillance de l’anesthésie et de la période du réveil, permettent de dépister rapidement la survenue d’anomalies et de les traiter. Aussi, les complications graves de l’anesthésie, qu’elles soient cardiaques, respiratoires, neurologiques, allergiques ou infectieuses, son devenues très rare.

En dehors des complications graves, l’anesthésie et la chirurgie sont parfois suivies d’événements

désagréables.

QUELS SONT LES INCONVÉNIENTS ET LES RISQUES PROPRES À L’ANESTHÉSIE GÉNÉRALE ?

Des nausées et des vomissements peuvent survenir au réveil. Une rougeur douloureuse au niveau de la veine dans laquelle les produits ont été injectés peut s’observer.

L’introduction d’un tube dans la trachée (intubation) ou dans la gorge (masque laryngé) pour assurer la respiration pendant l’anesthésie peut provoquer des maux de gorge ou un enrouement au décours de l’intervention.

Des traumatismes dentaires sont également possibles. C’est pourquoi il est important de signaler toute prothèse ou toute fragilité dentaires particulières.

La position prolongée sur la table d’opération peut entraîner des compressions, notamment de certains nerfs, ce qui peut provoquer un engourdissement ou, exceptionnellement, la paralysie d’un bras ou d’une jambe.

Après anesthésie générale, des souvenirs de la période opératoire peuvent subsister.

Des troubles de la mémoire ou une baisse des facultés de concentration peuvent survenir dans les heures qui suivent l’anesthésie.

Tous les symptômes précédemment cités sont habituellement passagers et leur persistance doit vous inciter à consulter.

Les accidents liés au passage de vomissements dans les poumons sont très rares si les consignes de jeûne sont bien respectées.

Des complications imprévisibles comportant un risque vital comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, sont extrêmement rares.

QUELS SONT LES INCONVÉNIENTS ET LES RISQUES PROPRES AUX ANESTHÉSIES LOCORÉGIONALES ?

Toute anesthésie locorégionale peut s’avérer incomplète et nécessiter un complément d’anesthésie, voire une anesthésie générale. Cela justifie les mêmes consignes de jeûne que pour une anesthésie générale.

Il existe des risques spécifiques à l’anesthésie péri- médullaire (rachianesthésie, anesthésie péridurale). Une répétition de la ponction peut être nécessaire en cas de difficulté.

Une difficulté à uriner peut nécessiter la pose temporaire d’une sonde urinaire. Des maux de tête peuvent survenir et nécessiter parfois un repos de plusieurs jours et/ou un traitement spécifique. Très rarement, on peut observer une baisse passagère de l’audition, ou un trouble de vision. Des douleurs au niveau du point de ponction, dans le dos, sont également possibles.

Il existe des risques spécifiques aux autres anesthésies locorégionales. Ainsi, au cours de l’anesthésie de l’œil, des complications, telles une diplopie (le fait de voir double) ou plus rarement une plaie oculaire, peuvent survenir. Des séquelles, passagères ou définitives, telles une baisse ou une perte de la vision, peuvent en résulter. Au cours de certaines anesthésies du membre supérieur ou du thorax, des complications respiratoires sont possibles.

En fonction des médicaments associés, des nausées des vomissements, des démangeaisons, des troubles passagers de la mémoire ou une baisse des facultés de concentration peuvent survenir dans les heures suivant l’anesthésie.

Toutes les techniques d’anesthésie locorégionale peuvent donner lieu à des complications graves

mais rares: paralysie et/ou insensibilité plus ou moins étendues, temporaires ou permanentes, accident cardiovasculaire, convulsions, blessure d’un organe proche.

Les complications graves liées à l’anesthésie générale ou à l’anesthésie locorégionale ne sont pas les mêmes, mais au final, aucune technique ne paraît plus risquée qu’une autre.

Chacune de ces techniques a des avantages et des inconvénients spécifiques.

QU’EN EST-IL DE LA TRANSFUSION SANGUINE ?

S’il existe une probabilité que vous soyez transfusé lors de votre opération vous recevrez une information spécifique sur les techniques et le risque transfusionnel. Il vous appartiendra d’en prendre connaissance et de décider de façon libre et éclairée votre consentement ou votre opposition.

VEUILLEZ RESPECTER TOUTES LES CONSIGNES PRE-OPERATOIRES QUI VOUS ONT ÉTÉ DONNÉES LORS DE LA CONSULTATION PAR LE MÉDECIN ANESTHÉSISTE .

Si vous désirez un complément d’information, un Médecin Anesthésiste-Réanimateur pourra toujours vous répondre.

Document d‘information de l’anesthésie péribulbaire

LA TECHNIQUE

L’anesthésie péribulbaire est réalisée, soit dans une salle de préparation à l’anesthésie, soit dans le bloc opératoire.

Vous serez surveillé par différents appareils (surveillance du pouls, de la tension…).

Préalablement, il aura été mis en place un cathéter veineux (il s’agit d’un fin tuyau placé de façon transitoire dans une de vos veines).

Votre Médecin Anesthésiste-Réanimateur peut décider d’administrer un sédatif léger et de courte durée d’action par voie intraveineuse avant de réaliser l’injection, pour votre confort, tout en respectant les règles de sécurité.

L’injection se pratique en position allongée ; une aiguille très fine est introduite entre l’œil et la cavité orbitaire (osseuse). C’est dans cet espace péribulbaire (autour de l’œil) que sera injecté l’anesthésique local. Afin d’améliorer la diffusion de la solution anesthésique, il est souvent placé sur l’œil un ballonnet pendant quelques minutes.

Après un court délai, l’anesthésie sensitive et/ou motrice s’installe, vous ne pourrez alors plus bouger votre œil et/ou la paupière pendant la durée d’action des médicaments. Si vous le souhaitez, vous pouvez demeurer complètement éveillé, cependant votre anesthésiste-réanimateur peut vous donner des médicaments de courte durée d’action pour mieux vous relaxer et ainsi rendre plus confortable l’opération.

Ce type d’anesthésie locorégionale peut être utilisé en complément d’une anesthésie générale dans le but de soulager la douleur postopératoire.

Enfin, il peut arriver que l’anesthésie locorégionale soit insuffisante, ou que l’acte chirurgical se prolonge, votre anesthésiste-réanimateur décidera alors, soit de réaliser une injection complémentaire, soit de pratiquer une anesthésie générale.

ET APRÈS ?

A la fin de l’opération, vous serez accompagné en Salle de Surveillance Post Interventionnelle (salle de réveil).

La récupération de la motricité et de la sensibilité se fait progressivement (en quelques heures). La zone opérée deviendra alors « sensible » ; votre médecin anesthésiste-réanimateur, en collaboration avec son confrère chirurgien, mettra alors en place pour votre confort, des médicaments anti-douleur (par la bouche ou par perfusion).

COMPLICATIONS LES PLUS FRÉQUENTES

Un hématome de la paupière ou de la conjonctive n’est pas rare et le plus souvent sans conséquence (en dehors du désagrément esthétique). Il se résorbe spontanément en quelques jours.

Une sensation de vision double ou une paupière tombante persistante peuvent survenir. Ces symptômes, peu fréquents, disparaissent rapidement dans l’immense majorité des cas.

Plus rarement, des complications plus graves peuvent survenir (seuls quelques cas sont décrits), alors que des centaines de milliers d’anesthésies de ce type sont réalisées chaque année :

La perforation du globe oculaire ou l’hématome intraorbitaire pouvant entraîner une perte complète de la vision sont des complications exceptionnelles.

Une infection est exceptionnelle en raison de l’utilisation de matériel à usage unique et des conditions de désinfection et de préparation mises en place par votre anesthésiste-réanimateur.

Les phénomènes allergiques aux médicaments utilisés sont exceptionnels.

Une toxicité générale des produits anesthésiques, se manifestant par des signes neurologiques type convulsions, ou des troubles du rythme cardiaque pouvant provoquer un arrêt cardiaque, est une complication certes gravissime mais qui reste très rare.

La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique. Toutes les complications ne peuvent être précisées, ce que vous avez compris et accepté.