Glaucomes

Il existe plusieurs formes de glaucome

Le glaucome primitif à angle ouvert (GPAO).  C’est une neuropathie optique antérieure, c’est à dire une atteinte de la partie antérieure du nerf optique (papille optique) qui peut se comparer à un vieillissement accéléré de ce nerf optique.

Il s’accompagne souvent d’hypertension oculaire (qui n’a pas de relation avec le tension artérielle) mais peut également survenir alors que la tension oculaire est basse: glaucome à pression normale (GPN) ou à basse pression.

Le GPAO est une pathologie insidieuse qui peut évoluer vers la malvoyante si il n’est pas diagnostiqué et traité. Il entraîne une diminution progressive du champ visuel à laquelle le patient s’habitue et s’adapte jusqu’au moment où sa qualité de vie va s’en ressentir à un stade malheureusement irréversible.

Épidémiologie
Il existe des différences de fréquence des types de glaucomes en fonction des origines ethniques : près de 15 millions de cas de glaucomes à angle ouvert en Europe, en Amérique et en Afrique contre 1,2 millions de glaucomes par fermeture de l’angle (GFA)…

Les proportions sont très différentes en Asie avec environ 32 millions de glaucome par fermeture contre 17 millions de glaucomes à angle ouvert.

On estime à 66 millions le nombre d’individus atteints de glaucome, et donc répartis pour moitié GPAO et pour moitié GFA.

En France, un million de patients seraient atteints alors que moins de la moitié sont dépistés et traités.

On comprend aisément que la recherche d’un glaucome doit faire partie de toute consultation ophtalmologique et que cette question justifie à elle seule de battre en brèche l’idée que “pour des lunettes, on n’a pas besoin de voir l’ophtalmo”.

Cette recherche , axée sur le dépistage nécessite un examen complet et rigoureux qui doit souvent s’appuyer sur des examens para-cliniques de plus en plus complexes et performants. Ceux-ci ne peuvent pas toujours être réalisés lors de la même consultation et pour certains répétés pour parfaire le diagnostic.

Dans certains cas douteux, il n’est pas toujours obligatoire de débuter le traitement d’emblée, c’est l’évolution qui guidera la conduite à tenir.

Dans les cas de glaucome avéré, les possibilités thérapeutiques sont nombreuses et vont de l’instillation de collyres (un ou plusieurs produits) à la chirurgie en passant par des traitements au laser (iridotomie, trabéculoplastie). Les choix thérapeutiques et l’ordre dans lequel ils sont appliqués sont adaptés à chaque cas. Certains patients seront parfaitement équilibrés tout au long de leur vie avec un seul traitement, pour les  d’autres, il faudra parfois combiner les différents traitements pour maintenir une tension oculaire basse et préserver le champ visuel.

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